Carnet de Voyage Partie1- Maison de thés au Népal
- Admin
- 17 janv. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Après une longue et éprouvante ascension au travers des plantations de thé, chaque pas creusant un peu plus l’envie d’un repos salvateur, la maison de thé, apparaît enfin, comme un trésor que seuls la patience et l’effort peuvent révéler. Le chemin bordé de pins imposants et parfois noyé dans un épais brouillard, semblait infini. Chaque souffle était un combat contre l’altitude, et les muscles tiraillés portaient encore la fatigue des heures écoulées. Mais, en posant le regard sur ce refuge niché au sommet des collines...plus exactement de la montagne, chargé des effluves subtils du thé noir qui infuse dans de grandes théières en cuivre et du léger parfum des fleurs de rhododendrons qui entourent le lieu, la satisfaction efface toute douleur.
Les murs en pierre brut racontent des histoires de voyages et de sérénité trouvée.
Ici, sur son flanc, le havre promis s’ouvre sur l’un des plus grands spectacles au monde : l’échelle grandiose et majestueuse de l’Himalaya.
L’immensité des sommets, dominant les nuages qui semble presque irréelle et que l'on peut admirer grâce aux larges ouvertures sur la nature de la maison de thé.
Le contraste entre l’effort démesuré pour arriver jusque-là et la sérénité absolue de ce lieu est saisissant. Tu t’installes, épuisé mais apaisé, face à ce panorama vertigineux, comme si les montagnes elles-mêmes reconnaissaient ton mérite.
Chaque détail de la maison de thé devient une récompense. Les tasses de thé fumant, simples et parfaites, aux odeurs de miel sauvage , de malt, et de tabac blond deviennent une bénédiction. Les sièges rustiques en bois et tissus, tissés avec soin, et l’odeur apaisante du bois ajoutent une douceur inattendue après la rudesse du chemin. Tout, jusqu’au souffle du vent qui joue avec le son cristallin des clochettes et les messages des voyageurs accrochés à la terrasse, est une caresse pour l’âme. Cette maison de thé au Népal, n’est pas qu’un refuge ; c’est une leçon enseignée, que la beauté la plus pure se gagne.
Une communion avec la nature après l’effort, et une invitation à se sentir vivant (e), vraiment!
Et puis, au cœur de ce refuge perché entre terre et ciel, il y eut cette rencontre qui change quelque chose en vous sans prévenir : la Gardienne.
Une femme courbée par les années mais droite comme un pin face au vent, le visage marqué de rides profondes — non pas de fatigue, mais de mémoire. Elle m’a accueillie sans un mot, comme si elle avait compris avant même que je parle ce que le chemin m’avait demandé. Ses yeux, sombres et calmes, semblaient lire en moi avec la même facilité qu’on lit la fumée d’un encens.
Elle a posé une main légère sur mes cheveux, un geste à la fois doux et solide, le genre de geste qu’on ne reçoit plus vraiment une fois adulte.
À cet instant, j’ai eu l’impression étrange — presque renversante — d’être revenue quelque part où l’on prend soin de vous sans raison, sinon la simple humanité partagée.
Puis le maître de thé est venu.
Silencieux, concentré, un homme dont les gestes ne trahissent que la maîtrise et la dévotion à l’instant présent. La vapeur dansait autour de lui comme une prière en mouvement. Il m’a servi un thé noir infusé sur un petit brasero brûlant encore de braises, une tasse tenue avec la précision de ceux qui ont passé une vie entière à comprendre l’eau, le feu, la feuille, et tout ce que cela veut dire.
Déguster ce thé-là, dans cette maison ouverte au souffle glacé de l’Himalaya, fut une joie rare.
Une de celles qu’on ne peut pas imiter, qu’on ne peut pas accélérer, qu’on ne peut pas acheter — une joie née de la fatigue du corps, de la beauté du monde, et du regard silencieux de ceux qui savent transmettre plus que des saveurs.
Je me souviendrai longtemps de ce moment :
la vieille gardienne derrière moi, sa main posée dans mon dos comme pour m’ancrer dans le réel,
le maître de thé devant moi, versant avec un sérieux presque sacré,
et l’Himalaya en fond, immense, irréel, comme un témoin indulgent de notre petite cérémonie fragile.
Un instant de paix, offert sans cérémonie inutile, sans mise en scène — simplement parce que j’étais arrivée jusque-là.
Le lendemain, après une nuit sur place à quelques pas, je suis repassée à la maison de thé. Pour emporter avec moi la chaleur du brasero et le parfum du thé noir, je me suis empressée de tout noter dans mon carnet de voyage — comme si écrire me permettait de retenir l’instant.
Mais la vérité, c’est que je n’avais pas besoin d’encre : je sais que cette scène, celle-ci précisément, ne s’effacera jamais.
N.L.L.

“Une pause hors du temps au sommet du Népal :
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